APPROCHE SYSTEMIQUE

 

L’approche systémique prend son essor autour des années 1940 et surtout aux Etats-Unis avec l’école de Palo Alto (Gregory Bateson).

La démarche systémique procède d’un regard particulier sur la réalité sociale par une conception synthétique et non pas analytique d’une situation donnée.

En effet, le postulat de départ de la systémie réside dans le fait qu’une grande partie des difficultés ou troubles d’une personne prend son origine dans une pathologie de l’ensemble des relations et des processus de communication.

 

Pour tout praticien systémicien, l’individu seul n’est pas concevable. Dans un contexte déterminé, un individu est toujours en interrelation avec son environnement et avec les autres membres du groupe dans lequel il évolue. Il fait ainsi partie d’un système dont tous les composants sont reliés.

 

Le systémicien ne s’attache pas directement au symptôme mais il tente d’identifier et de modifier le contexte dans lequel il s’inscrit. Selon l’approche systémique, un comportement (ou symptôme) dit « anormal » est en fait un comportement adapté ou « normal » dans un contexte qui est, lui, anormal.

 

La famille est le système d’étude privilégié. En effet toutes les actions et les comportements de ses membres induisent des modifications sur l’ensemble des relations du groupe familial. 

Toutefois, la psychothérapie systémique peut également être individuelle ou de couple. Les difficultés psychologiques et comportementales de l’individu ou du couple sont, de ce fait, perçues comme les symptômes du dysfonctionnement du système. 

 

Dans le cadre particulier d’une thérapie individuelle, il n’est pas forcément nécessaire de convoquer toute la famille pour opérer un changement, d’autant plus si la personne qui consulte est la seule à souffrir de la situation. Dans ce cas, le systémicien met en évidence les schémas interactionnels qui animent le patient et sa famille et qui ont tendance à s’auto-perpétuer. En cherchant à modifier la façon d’interagir du patient qui consulte seul, on peut déjà constater des réactions et donc des changements sur les autres membres de la famille ou du groupe.